Port-au-Prince, le 19 janvier 2026.- Face à l'imminence de l'échéance constitutionnelle du 7 février et devant l'enlisement de l...
Port-au-Prince, le 19 janvier 2026.- Face à l'imminence de l'échéance constitutionnelle du 7 février et devant l'enlisement de la crise multidimensionnelle, le collectif « Citoyens Conscients et Engagés pour Sauver Haïti » (CICASH) monte au créneau. Dans un mémorandum adressé à la Primature, cette structure citoyenne trace une feuille de route axée sur la sécurité et la continuité de l’État.
Alors que le compte à rebours est lancé, l'inquiétude grandit au sein de la société civile haïtienne. Le constat dressé par le CICASH est sans appel : les objectifs initiaux de la transition peinent à se concrétiser, laissant le pays dans une vulnérabilité extrême. Entre une insécurité qui dicte sa loi et une économie en lambeaux, le collectif appelle à un sursaut patriotique pour éviter le chaos total au lendemain du 7 février.
Un plan d'action en trois piliers
La proposition soumise au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé ne se contente pas de critiquer ; elle propose des axes concrets pour stabiliser la nation :
Le rétablissement de l’autorité de l’État : Le CICASH place la sécurité en tête des priorités. Il prône un appui massif à la Police Nationale d'Haïti (PNH) et aux Forces Armées d'Haïti (FAd’H). L'objectif est clair : reprendre les territoires perdus et sécuriser les axes routiers pour permettre la libre circulation des biens et des personnes.
L'urgence sociale et humanitaire : Face à l'inflation galopante, le document recommande des mesures immédiates pour stabiliser le prix du panier de la ménagère et soutenir les milliers de déplacés internes qui fuient les violences des gangs.
Une gouvernance de rupture : Les signataires plaident pour une administration resserrée, transparente et uniquement focalisée sur l'organisation de joutes électorales crédibles une fois le climat sécuritaire rétabli.
La Cour de Cassation comme dernier rempart ?
L'aspect le plus saillant de cette proposition citoyenne réside dans la gestion de la présidence. Pour combler le vide institutionnel et garantir une transition ordonnée, le CICASH suggère de se tourner vers la plus haute instance judiciaire du pays. Selon cette proposition, le prochain président provisoire devrait être issu de la Cour de Cassation.
Cette formule, déjà expérimentée par le passé, est ici présentée comme une solution de « sagesse » visant à apaiser les tensions politiques et à offrir une image de neutralité. Le processus de désignation serait, selon le collectif, validé par une large concertation nationale incluant les secteurs vitaux de la vie nationale : églises, universités et organisations de défense des droits humains.
Un appel au consensus national
En soumettant ce document, le collectif CICASH espère créer un déclic chez les acteurs politiques de tous bords. Pour ces citoyens engagés, l'heure n'est plus aux querelles de chapelles mais à la sauvegarde de l'intégrité territoriale et institutionnelle d'Haïti.
Reste à savoir si cette main tendue sera saisie par le gouvernement en place et la classe politique, alors que la pression internationale et populaire continue de s'intensifier à mesure que le 7 février approche.
Nou Medya (N.B).

Aucun commentaire
Laissez nous un commentaire