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Haïti : Le Leadership à l’Épreuve du Terrain – La Diaspora doit-elle diriger ou accompagner ?

À l’approche de l’échéance cruciale du 7 février 2026, une question brûlante agite les salons politiques et les places publiques : qui est l...

À l’approche de l’échéance cruciale du 7 février 2026, une question brûlante agite les salons politiques et les places publiques : qui est légitime pour tenir le gouvernail ? Entre l’expertise technique de la diaspora et la connaissance viscérale de la réalité locale, le débat sur le profil de nos futurs dirigeants n'a jamais été aussi vital.

Par [NOU MEDYA / Rédaction], le 6 février 2026

Depuis des décennies, le paysage politique haïtien présente une constante : une part importante de ses cadres supérieurs ministres, directeurs généraux, voire chefs de gouvernement  est issue de la diaspora. Si cette ouverture témoigne de la richesse intellectuelle de la nation au-delà de ses frontières, elle soulève aujourd'hui un malaise profond. Peut-on soigner un corps dont on ne ressent pas la douleur ?

L’expérience contre le diplôme : la fracture du vécu

Le constat est sans appel : il existe une différence fondamentale entre venir d’Haïti et vivre Haïti. La citoyenneté n'est pas qu'une affaire de passeport, c'est une affaire de quotidien.

Vivre Haïti, c’est composer avec l’angoisse de l’insécurité dès le premier café du matin. C'est naviguer dans le chômage, l'exclusion et le chaos urbain sans avoir de billet d'avion pour une "retraite dorée" à l'étranger. Or, une partie de l'élite dirigeante semble parfois percevoir le pays comme un laboratoire d'expérimentation technique plutôt que comme une terre de racines.

Ou « On ne peut pas rétablir l’ordre sans comprendre le chaos de l’intérieur », résument de nombreux observateurs de la vie publique.

7 février 2026 : Éviter le "copier-coller" historique

Alors que le mandat du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) touche à sa fin, l’inquiétude grandit. Allons-nous assister au énième tome d'un livre que nous connaissons déjà par cœur ?

Le risque est de voir émerger un nouveau gouvernement déconnecté, composé de technocrates brillants sur le papier, mais sourds aux nuances de la mentalité populaire et aux spécificités des communes reculées. Si la formule de sélection reste la même, privilégiant les connexions internationales au détriment de l'ancrage local, les résultats risquent d'être tristement identiques.

Quel rôle pour la diaspora ?

Loin d'être un réquisitoire contre les Haïtiens vivant à l'étranger, ce débat appelle à une redéfinition des rôles. La diaspora est un moteur indispensable :

Économiquement par les transferts et les investissements.

Intellectuellement par le transfert de compétences et de réseaux.

Cependant, le consensus qui émerge dans les rues de Port-au-Prince à Cap-Haïtien est clair : la diaspora doit accompagner, soutenir et investir, mais le commandement politique de première ligne doit revenir à ceux dont la vie est intrinsèquement liée au destin du sol national.

Conclusion : Pour un patriotisme de proximité

Haïti n’a pas besoin de passagers en transit. Le pays réclame des dirigeants qui ne viennent pas "tester" le terrain, mais qui lui consacrent leur vie. La reconstruction nationale ne se fera pas à distance, par visioconférence ou entre deux vols.

Elle se fera par des femmes et des hommes qui partagent le même sort que la population, capables de transformer leur connaissance intime de la souffrance haïtienne en une force de changement radical. En 2026, la question n'est plus seulement de savoir quel diplôme possède le dirigeant, mais bien : où bat son cœur quand le pays tremble ?




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