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Affaire du Parc Sportif de Port-de-Paix : Rodolphe C. Némorin dénonce une détention « arbitraire »

PORT-AU-PRINCE, 16 mars 2026  L’entrepreneur Rodolphe C. Némorin a dénoncé ce lundi les conditions de son incarcération de plus de deux mois...


PORT-AU-PRINCE, 16 mars 2026 

L’entrepreneur Rodolphe C. Némorin a dénoncé ce lundi les conditions de son incarcération de plus de deux mois à la prison civile de Port-de-Paix, qualifiant sa détention d’« arbitraire » et pointant du doigt de graves dérives dans la conduite de la procédure judiciaire liée à la construction du Parc Sportif de la ville.

Dans une note de presse rendue publique le 16 mars 2026, l’homme d’affaires affirme avoir été victime d’une utilisation disproportionnée de la détention préventive dans le cadre d’une enquête portant sur un contrat exécuté il y a plus d’une décennie par son entreprise, AC Construction S.A..

Une comparution volontaire suivie d’incarcération

Selon les déclarations de l’entrepreneur, l’affaire remonte au 17 novembre 2025, date à laquelle il s’était présenté volontairement devant le juge d’instruction Andald Jean Baptiste pour répondre à une convocation relative au chantier du Parc Sportif de Port-de-Paix.

Cette procédure faisait suite à un rapport publié en 2021 par l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC), évoquant une possible passation irrégulière de marché public dans la réalisation de cette infrastructure.

Malgré sa disponibilité à fournir les documents nécessaires pour démontrer la conformité des travaux exécutés, M. Némorin affirme avoir été immédiatement placé en détention. Selon lui, les démarches visant à vérifier les éléments techniques du dossier n’auraient été entreprises par le magistrat instructeur que près de deux mois après le début de son incarcération.


Des éléments techniques favorables à la défense

Dans sa note, l’entrepreneur soutient que plusieurs pièces du dossier tendent à confirmer la régularité de l’exécution du projet. Il cite notamment un rapport d’évaluation technique ordonné par le juge d’instruction lui-même après son placement en détention.


D’après les conclusions de cette expertise :

Valeur des travaux réalisés sur le terrain : 24 269 588 gourdes

Montant des fonds décaissés par l’État : 23 260 687 gourdes

Toujours selon M. Némorin, cette évaluation montrerait que les investissements effectués sur le chantier dépassent les montants versés par l’État haïtien, ce qui constituerait, à ses yeux, une preuve de la bonne exécution du contrat.

Une libération obtenue par habeas corpus

Face à ce qu’il considère comme une détention « injustifiée et illégale », la défense de l’entrepreneur a introduit une procédure d’habeas corpus devant la justice haïtienne.

L’appel de l’ordonnance rendue dans ce cadre a finalement conduit à sa libération immédiate sur minute le 4 février 2026, mettant fin à plus de deux mois d’incarcération.

Appel au respect de l’État de droit

Dans sa déclaration, Rodolphe C. Némorin appelle les autorités judiciaires à garantir le respect des principes fondamentaux de l’État de droit. Il dénonce notamment l’utilisation de la justice comme un possible « instrument d’intimidation » ou de « règlement de comptes personnels ».

L’entrepreneur a également tenu à remercier sa famille, ses conseils juridiques , les cabinets Cabinet Sénatus et Cabinet Brown, ainsi que plusieurs notables du département du Nord-Ouest pour leur soutien durant cette épreuve.


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